Revue en ligne :La Mayenne, archéologie, histoire

Deux articles sont désormais à votre disposition dans le volume 2026 de notre revue en ligne La Mayenne, archéologie, histoire :

■ Pierrick Barreau, Le château de Mirvault, une demeure de plaisance du 19e siècle en bord de Mayenne.

L’étude des maisons de plaisance de la vallée de la Mayenne a été conduite de 2021 à 2023 par le pôle inventaire du département de la Mayenne, avec le soutien de la région des Pays de la Loire. Elle a mis en évidence un important corpus de résidences du 19e siècle édifiées aux abords de la rivière, échantillon représentatif d’un phénomène qui a touché l’ensemble du département, avec une densité remarquable dans les régions de Laval et de Château-Gontier. Toutefois, il ne doit pas occulter le fait que les rives de la Mayenne étaient déjà occupées par quelques grands châteaux et, surtout, par une multitude de petites seigneuries et de maisons de maître aux périodes médiévale et moderne, dont on peine souvent à retrouver la trace. Dans la grande majorité des cas, les propriétaires du 19e siècle ont fait le choix de raser et de reconstruire à neuf sur un emplacement déjà occupé, rarement de construire ex nihilo. Quelques cas, peu nombreux, illustrent également la reprise et la transformation du bâtiment antérieur. Cette solution ne traduit pas la volonté de conserver un antique logis à des fins de prestige, mais plus prosaïquement celle de réaliser des économies dans la construction. En effet, l’édifice plus ancien est toujours maquillé et intégré au projet de sorte qu’il soit le moins visible possible. Mirvault (fig. 1) est, à ce titre, un cas exemplaire dont l’étude bénéficie d’un fonds d’archives très complet qui doit sa conservation à la remarquable continuité de ses propriétaires. La demeure est en effet propriété de la même famille, Le Tessier de Coulonge (aujourd’hui Goüin d’Ambrières) depuis près de cinq siècles. Retrouvés très récemment, les nombreux plans des différents projets de transformation du 19e siècle par l’architecte Henry Marchand fournissent une documentation rare et précieuse concernant un édifice privé. L’ensemble de ces documents, remis à l’été 2025 par les propriétaires du château aux Archives départementales, pourra désormais être librement consulté par les chercheurs.

■ Christian Davy, Les aléas de la recherche : le cas des peintures murales de Cossé-en-Champagne.

L’achèvement du chantier de restauration des peintures murales de la chapelle Sainte-Anne, construite au sud du chœur de l’église Notre-Dame de Cossé-en-Champagne, a obligé les historiens à revoir leurs connaissances sur la fonction de la chapelle ainsi que sur les conditions de la commande du décor peint. Leurs hypothèses étaient élaborées à partir notamment d’une visite d’expertise effectuée en 1771 qui renseignait sur la possession seigneuriale de la chapelle.

La nouvelle enquête a fourni, à partir des données apparues à la suite de la dépose d’enduits peints, un faisceau d’indices suffisants pour attribuer la commandite à un religieux, mais aussi pour vieillir sensiblement la période de construction de la chapelle ainsi que celle de la réalisation du décor peint. L’étude des inscriptions et du programme iconographique permet de renseigner quelques traits de la personnalité du commanditaire.

Ces articles sont accessibles librement à partir du site Internet de la SAHM (www.sahm53.fr rubrique Nos Publications) ou de celui des Archives départementales de la Mayenne (https://archives.lamayenne.fr) en suivant le chemin suivant : page d’accueil / découvrir / revue La Mayenne, archéologie, histoire / l’ensemble des publications.

Nous vous rappelons que les tables détaillées de l’ensemble de nos publications sont également en ligne et à votre disposition.

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