| Ça s’est passé cet été en Mayenne
Rubrique proposée par Stéphane Hiland |
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| De nouvelles fouilles précisent le tracé urbain de la ville antique de Jublains
– Depuis quand sait-on que Jublains était autrefois une cité antique ? Découverte par hasard en 1776, la ville Noviodunum a été érigée il y a près de vingt siècles par les Romains sur les terres du peuple celte, les Diablintes. Avec un temple, un forum et des thermes encore visibles, Jublains est le principal ensemble monumental gallo-romain conservé dans tout l’Ouest de la France. Selon un plan théorique qui a été établi dans les années 1990, la cité s’étend sur 23 hectares. – Pourquoi des fouilles ? Une nouvelle campagne de fouilles, financée par le conseil général, a débuté le 15 juin après six ans de pause. Elle se terminera fin juillet avant de reprendre à l’été 2011. Les archéologues voulaient savoir si, sous cette parcelle de terre, ne se cachait pas une autre partie du forum ou un petit quartier d’artisanat. – Qu’ont découvert les archéologues ? Ce qui devait être la demeure d’un notable, un riche propriétaire diablinte qui habitait au cœur de la ville, au sud du forum. Fait rare : des décors peints sur des enduits ont été découverts sur les morceaux de murs. L’intérieur de la maison devait être orné de frises rouges et vertes. « C’est la première fois que l’on retrouve ce type d’habitation. C’est extraordinaire, c’est un très beau bâtiment », explique Anne Bocquet, directrice des fouilles. « On n’est pas au bout de nos surprises. Maintenant, il nous faut comprendre le plan du bâtiment et les caractéristiques des pièces. » Des indices laissent présumer que la bâtisse, édifiée sur deux rangées de pièces autour d’un bassin central, contenait des thermes privés. De nombreux autres éléments, statuettes, ossements d’animaux, céramiques ou encore aiguilles pour les cheveux ont été déterrés. – Comment procèdent-ils ? Une fois le décapage effectué à l’aide de machines, pour déblayer la première couche de terre, tout se fait à la main. La vingtaine de bénévoles s’arment de truelles. Les archéologues étudient le terrain, sondent les niveaux, prennent des photos et remplissent des fiches techniques. Ils dessinent un croquis du site pierre par pierre. Ils évaluent l’âge des différentes strates fouillées en datant les céramiques retrouvées. À ce stade des fouilles, les sols apparaissent. « On est dans les derniers niveaux d’occupation de la maison, au moment où elle a été abandonnée. On voit que le bâtiment a été réoccupé par la suite. On a retrouvé un foyer avec deux squelettes d’agneaux complets, ce qui nous laisse penser qu’il a servi d’abris au Moyen-Âge. » Source : Ouest-France, édition du 16 juillet 2010
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