Chateau-Gontier Travaux de restauration de l’église St-jean-Baptiste

Le chantier de l’église Saint-Jean Baptiste vient de débuter, avec la pose d’un échafaudage sur la façade sud du clocher.

Les travaux de restauration porteront aussi bien sur le bâti que sur les peintures murales. La création d’Adam, la chute de l’Homme, l’arche de Noé… Ce sont des scènes qui seront, d’ici quelques années, de nouveau observables dans l’église Saint-Jean Baptiste.

« Dans le chœur et le transept, on retrouve les scènes de l’Ancien et du Nouveau testament. Mais toutes n’ont pas été clairement identifiées », explique Julie Guttierez, conservatrice au patrimoine à la DRAC Pays de la Loire.

« C’est un des ensembles de peintures médiévales les plus importants de la région. »

Église St Jean-BaptisteHier, une première réunion de chantier a réuni la municipalité, les entreprises investies sur le chantier, le cabinet d’architecture Architrav d’Angers et différents responsables du ministère de la culture. Avec une attention particulière portée sur les peintures de l’église. Ces dernières, réalisées entre le 11e et le 13e siècle, sont en très mauvais état. Celles qui n’ont pas été détruites lors de l’incendie provoqué en 1940 par des tirs d’obus doivent être restaurées.

«C’est un travail de longue haleine », présente Vincent Saulnier, adjoint au maire en charge de la conduite du projet.
Une première étude a été menée en 1992, avec notamment un important relevé photographique.
En 2005, une étude sanitaire porte sur le patrimoine des peintures murales.
En 2009, une seconde étude se focalise sur des zones précises avec des tests de nettoyage.
Enfin, une dernière étude est menée avec le cabinet Architrav pour faire un état des lieux du bâti.

« Quatre tranches de travaux sont prévues sur le mandat »,résume Vincent Saulnier, dont la première, prévue pour durer 21 mois, devrait finalement être raccourcie à 9 ou 10 mois.

« On a pris le temps avant de commencer », raconte Antoine Lataste, chef de la conservation régionale des monuments historiques.

« On voulait avoir une vision dans le temps pour ne pas arrêter les travaux ».

Un échafaudage a été monté le long du clocher sud ces dernières semaines.

Place à la conservation et à la restauration. D’abord, il faut revenir sur le travail des années 50, où des résines ont été ajoutées sur les peintures. Il faut désormais les enlever avec précaution en utilisant des solvants.

« Si on va trop loin, on abîme la couche picturale », détaille François Jeanneau du cabinet Architrav.

Puis ce sera la remise en valeur des images.

« Ce sont des peintures murales tout à fait exceptionnelles », souligne François Jeanneau.

« Les habitants de Château-Gontier vont redécouvrir leur église ».

Source : Ouest-France, édition du 23 avril 2015

 

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