Rapport moral et d’orientation

Rapport moral d’activités

Etat des lieux : la SAHM aujourd’hui en janvier 2014

A – Lorsque nous parlons d’adhérents, nous évoquons les personnes engagées par le règlement de leur cotisation annuelle .Nous sommes actuellement 290, dont 180 mayennais. Le contexte associatif a bien changé, loin des époques fastes et faciles. C’est 56 de plus que l’an dernier, Est-ce un renouveau du goût pour l’histoire et le patrimoine ? Espérons-le sans être cependant trop naïf. Une vingtaine de nouveaux adhérents sont déjà inscrits pour cette année qui commence. Heureux présage… Mais cette augmentation ne s’est pas faite toute seule, il faut la force d’y croire de certains d’entre nous qui, informent, expliquent notre rôle lors des rencontres fortuites ou organisées et de manière permanente. Nous ne devons pas avoir honte de « faire un peu de pub », Il y va de l’avenir financier de notre Société.

Une assistante de gestion, Madame Michelle Soto, travaille avec nous depuis septembre 2012. Elle assure 4 matinées par semaine au local de Changé. Elle est un lien essentiel entre nous. N’hésitez pas à téléphoner, vous documenter auprès d’elle. Des bénévoles assurent aussi chaque semaine une permanence, généralement le mardi. Nous avons la satisfaction de constater que nous recevons beaucoup plus de personnes ici que lorsque nous étions à Laval.

Le conseil d’administration est composé de 18 membres. Nous ne demandons qu’à l’étoffer jusqu’à 21 en valorisant des compétences, des savoir-faire et des désirs d’engagement associatif.

B – Vous connaissez nos activités régulières. Les conférences ou excursions mensuelles regroupent un nombre très irrégulier de participants (de 11 à une soixantaine). Le bulletin mensuel maintient la relation avec vous. La revue annuelle vous est attribuée gratuitement avec votre cotisation, la revue en ligne est destinée aux articles plus scientifiques. Le site web très régulièrement actualisé fourmille d’informations.

Le groupe petit patrimoine toujours dynamique et enthousiaste travaille à l’inventaire du petit patrimoine mayennais et assure des séances de formation. Nous participons aussi à des journées patrimoine, des réunions locales, et organisons à la belle saison des rando-patrimoine.

Pour pouvoir assumer tout cela, on peut dire que les bénévoles sont très peu nombreux et donnent beaucoup de temps et d’énergie pour des résultats parfois décevants et sans écho. Un gros investissement pas toujours rentable et motivant pour la continuation. Heureusement que ces bénévoles ne sont pas encore essoufflés! Notre assistante ne peut pas assurer le travail au-delà de son horaire qui est soumis à nos possibilités de financement.

C – Ce qui m’amène à poser la question des difficultés les plus aiguës que nous rencontrons et qui imposent des réflexions sur la gestion et le devenir de l’association. Qu’attendent vraiment les adhérents? L’envie de baisser les bras peut timidement pointer lorsque après des heures et des heures de recherches, de prises de contact, de kilomètres parcourus et de problèmes d’organisation lorsque nous nous retrouvons une poignée de participants à une excursion ou une conférence. La forme est-elle à revoir? la périodicité? les jours de la semaine? les sujets? etc…

Nous connaissons aussi la somme de travail demandée pour mener à bien une publication ( la dernière en est un parfait exemple). Aussi quand presque la moitié des adhérents ne vient pas chercher cette publication à laquelle il a droit, nous ne pouvons être qu’interpellés par cette négligence et notamment quand nous connaissons le coût d’un ouvrage.

Une autre difficulté s’est révélée plus récemment ne vous surprendra pas, celle des revenus nécessaires pour la vie de notre Société. Le rapport financier vous éclairera mais il faut savoir que nos charges fixes mensuelles s’élèvent à 1258 euros Un bon nombre de cotisations et de ventes est nécessaire pour assurer ce chiffre d’autant plus que nous ne percevons plus de subvention de fonctionnement.

Après de nombreux échanges ce rapport moral est adopté à l’unanimité

Rapport d’Orientation

Quelques questions essentielles à aborder pour les mois à venir

Nous ne cessons de dire que la SAHM continue d’être considérée comme une société élitiste qui demande des connaissances particulières à ses participants. Malgré nos efforts pour nous adresser à un public plus large, à vulgariser les connaissances, il reste difficile de se débarrasser de ce jugement négatif. Mais faisons-nous assez pour nous faire connaître sous un autre jour? La publication de la revue sur les 500 sites à visiter en Mayenne va en ce sens : la preuve en est la vente importante dans les grandes surfaces. Merci aux bénévoles qui démarchent et suivent les ventes aussi bien dans les librairie que les centre commerciaux. Mais certaines zones sont moins couvertes, surtout le nord du département, même si la toile d’araignée est assez solidement tissée. Parler des publications dans sa librairie qui ne nous connaît pas, son supermarché qui ne propose pas à la vente nos ouvrages ne demande pas beaucoup de temps et à la portée de nous tous. Dans le même sens, la journée « portes ouvertes » a donné à des personnes l’occasion de venir à local pour savoir qui nous sommes et connaître ce que nous faisons et proposons. Selon les paroles de la plupart, elles n’auraient jamais osé franchir nos portes sans cette opération annoncée par affiches, presse et radio. Notre effort de l’année doit donc aussi aller dans ce sens d’actions novatrices qui nous rapprochent des mayennais.

Nous devons faire notre mea culpa aussi d’être très timorés pour nous lancer dans des démarches actives vis à vis des lieux où se diffusent l’écrit et la culture. Notre rapport avec les médiathèques et bibliothèques est quasi-inexistant. 3 seulement en Mayenne sont adhérentes et reçoivent notre revue. Il ne suffit pas, comme nous l’avons fait, d’envoyer mails et courriers; la démarche demande à être plus personnalisée. Avis aux amateurs …

Nous ne nous imposons pas également assez comme association qui devrait être référence dans l’étude de l’histoire et du patrimoine du département. Comment toucher les communes, les responsables culture des communautés de communes, les associations d’histoire et de patrimoine locales? Des pas ont été faits à la rencontre de ces associations l’an dernier par l’offre d’une journée de formation aux Archives départementales mais les retombées n’ont pas été sensibles jusqu’à présent. Nous avons fait des interventions d’assez longues durées sur des radios locales (France bleue, Radio Fidélité). L’impact a été réel à chaque fois mais reste éphémère. Quant à la presse il ne s’avère pas facile de travailler avec le quotidien régional qui ne nous considère pas comme un support assez vendeur. Par contre les hebdomadaires se confirment être un relais plus efficace.

A nous de persévérer dans tous ces efforts de communication. En unissant nos petites et grandes actions bénévoles, nous ferons sans doute avancer notre désir de mette l’histoire à la portée du public le plus large possible.

Même si l’engagement bénévole est en grande mutation, il semble que le fondement même de liberté d’association soit remis en cause. Je m’explique. Ces dernières années, la tendance se généralise de l’appel d’offres; c’est à dire que l’initiative revient aux pouvoirs publics et non aux associations. Cette évolution se fait au détriment de l’initiative associative et menace gravement sa dynamique. Le projet n’est plus associatif, réfléchi à travers des aspirations partagées et des objectifs d’action bien déterminés en fonction des forces vives, Il est décidé à la place de l’association. Donc, si l’association veut survivre financièrement, comme il n’y a plus de subvention de fonctionnement allouée, elle aura tendance à essayer de s’inscrire dans ces projets publics décidés sans concertation … et qui manquent parfois singulièrement de clarté et de suivi. Cette nouvelle démarche est grave; le monopole de l’initiative devient à plus ou moins long terme détenu par les politiques et techniciens. La responsabilité citoyenne cesse d’être utile et nécessaire. Un minimum serait de mettre en place des dialogues entre associations et pouvoirs publics? Alors comment réagir? Est-ce que notre indépendance associative ne se trouve pas dans un projet associatif émanant de nos envies et de nos forces évaluées à le mener comme nous avons essayé de le faire jusqu’à maintenant? Comment trouver les partenaires et mécènes qui croient encore à la dynamique associative et au développement des énergies du bénévolat?

Rapport voté à l’unanimité

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