Edtito 2007

  » La SAHM veut s’ouvrir »
 « Depuis ses origines, notre association poursuit un objectif constant : promouvoir l’histoire de la Mayenne. A cette base, sont venus s’adjoindre depuis 2001, des objectifs à long terme, décidés par les assemblées générales successives. Le premier est d’ouvrir la SAHM à un large public, plus large que celui des chercheurs, des passionnés d’histoire ou des groupes sociaux traditionnellement représentés dans les sociétés savantes. Le second objectif est de jouer un rôle d’initiation auprès de ceux que tente une recherche historique, de faire participer un public plus nombreux à la fabrication de l’histoire. Le troisième est d’éviter l’isolement et de favoriser, chaque fois que c’est possible, l’action en partenariat, avec d’autres associations, avec des collectivités, etc… Enfin, le quatrième est de développer la vie associative autour des valeurs de rencontre, de bénévolat, de convivialité.

En résumé, la SAHM veut s’ouvrir… »
2006 : « Deux projets peuvent être considérés comme des réussites : l’achèvement d’un manuel d’histoire de la Mayenne, demandé par lle président du Conseil Général, et le déroulement de l’opération Sauvegarder les chapelles de la Mayenne ».
Objectifs nouveaux :
1- accélérer le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA), obtenir des bilans clairs de chaque activité de la SAHM, établir de véritables prévisionnels budgétaires pour chaque action, aboutir au budget analytique recherché.
2- développer des actions tournées vers l’ensemble du département, « par lesquelles la SAHM peut être considérée comme un partenaire efficace au service de la Mayenne (…) L’une des applications pratiques sera d’élargir le projet « chapelles » à l’ensemble du « petit patrimoine », comme cela était prévu dès l’origine. »
(d’après le rapport moral 2005 et 2006 du président Jacques Naveau)
Pour en savoir plus
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Assemblée générale du 17 décembre 2005

Rapport moral 2005
par Jacques NAVEAU, président

Qui sommes-nous, que voulons-nous ?

La SAHM est une association nombreuse (710 membres), mais elle a perdu 48 membres en 2005. Nous pourrions nous contenter de voir dans cette érosion un phénomène général, dû au départ des plus âgés et à un certain désintérêt des classes d’âge plus jeunes pour le fait associatif. Mais si nous ne voulons pas nous abandonner à la facilité du fatalisme, nous devons reconnaître que le renouvellement de nos adhérents est insuffisant. De même, est-il possible de se satisfaire du fait que la SAHM demeure, en 2005, une société très masculine ? Cela se mesure un peu dans la répartition des sociétaires, mais bien plus dans la composition du conseil d’administration où, je suis confus de devoir le rappeler, les conseillères ne sont que 3 pour 20 conseillers.

La SAHM est une société qui fait preuve d’activité : les excursions fonctionnent bien, les publications paraissent. Toutefois, si elle publie convenablement, elle a plus de mal à diffuser ce qu’elle édite. Heureusement, à l’initiative de jeunes conseillers, un groupe s’est attelé à la tâche pour que notre revue soit présente dans un maximum de points de vente à travers le département, mais cette tâche est immense. Ne nous contentons pas de les regarder faire, sentons-nous tous concernés. Il y a, parmi nos sociétaires, tant de personnes dont l’aide serait si précieuse pour diffuser la revue et qui ne se font pas connaître !

La SAHM est enfin une association qui supporte de lourdes charges : publication de la revue, bulletin mensuel, frais postaux et, de plus en plus, salaire, car nous arrivons au terme du contrat initiative-emploi grâce auquel nous bénéficions, jusqu’à présent, d’une aide de l’État pour le poste de notre secrétaire.

Depuis ses origines, notre association poursuit un objectif constant : promouvoir l’histoire de la Mayenne. À cette base, sont venus s’adjoindre depuis 2001, des objectifs à long terme, décidés par les assemblées générales successives. Le premier est d’ouvrir la SAHM à un large public, plus large que celui des chercheurs, des passionnés d’histoire ou des groupes sociaux traditionnellement représentés dans les sociétés savantes. Le second objectif est de jouer un rôle d’initiation auprès de ceux que tente une recherche historique, de faire participer un public plus nombreux à la fabrication de l’histoire. Le troisième est d’éviter l’isolement et de favoriser, chaque fois que c’est possible, l’action en partenariat, avec d’autres associations, avec des collectivités, etc. Enfin, le quatrième est de développer la vie associative autour des valeurs de rencontre, de bénévolat, de convivialité.

En résumé, la SAHM veut s’ouvrir. Le fait-elle réellement ?

Que nous faut-il pour atteindre ces objectifs ?

La SAHM, pour remplir sa mission première et traditionnelle, doit être reconnue comme une association experte. C’est de cela que dépend la confiance que lui accordent les organismes publics, lorsqu’ils décident de l’aider. La reconnaissance de notre compétence dans les différents domaines de l’histoire est un atout essentiel. Mais ne négligeons pas pour autant le nombre d’adhérents, gage de représentativité aux yeux de nos partenaires institutionnels.

Ce renom de compétence n’est plus de nos jours, un atout suffisant. La SAHM ne doit plus apparaître comme une « société savante », c’est-à-dire comme un club fermé de spécialistes retranchés dans leur tour d’ivoire. Elle doit être identifiée à une association ouverte à tous et menant une action culturelle concrète dans la société.

Il nous faut pour cela des moyens. La question des moyens matériels (local, équipement informatique) est à l’heure actuelle globalement résolue. Elle n’est plus prioritaire. En revanche, se pose de manière cruciale celle des moyens humains. Pour remplir ses missions, pour s’ouvrir au public mayennais, pour mener des projets avec des partenaires, le bénévolat ne suffit plus. Il demeure certes primordial, inhérent à la vie associative. Mais une association de plus de 700 membres, si elle veut demeurer active, a besoin d’un secrétariat professionnel. C’est notre cas actuellement et nous disposons, en Sonia Dahech, d’une collaboratrice efficace et dynamique. Or, le contrat initiative-emploi qui nous aide à payer ce poste (à hauteur de 20%) se termine le 31 mars et nous nous trouverons, en 2006, devant la nécessité d’en assurer le financement par d’autres ressources.

Vers quoi tendons-nous ?

Si l’on considère les tendances récentes, le dynamisme de la SAHM ne faiblit pas. Notre association assure sa pérennité par le rajeunissement de ses cadres. Ces dernières années, de jeunes sociétaires sont entrés au conseil d’administration et s’impliquent réellement dans la vie de l’association. De jeunes chercheurs, archéologues, historiens, s’adressent spontanément à la SAHM pour proposer des articles issus de leur travail universitaire ou professionnel.

Un autre point positif est la régularité avec laquelle nous assurons nos activités traditionnelles (conférences, excursions, publications) : le conseil d’administration respecte le contrat passé avec les membres.

Porteur d’espoir est le bon fonctionnement d’une activité nouvelle, l’enquête sur le petit patrimoine de la Mayenne qui a débuté avec le cas des chapelles. Cela confère à la SAHM une fonction précise, clairement identifiable, à l’égard de la conservation du patrimoine. D’autre part, cette activité est menée avec des partenaires extérieurs : maires, associations, chercheur individuels. Elle ouvre la SAHM à ce qui est l’un de ses objectifs nouveaux, le travail en partenariat.

Toutefois, ce dynamisme est menacé par la force des habitudes. Le conseil d’administration doit s’interroger sur son mode de fonctionnement, passant trop de temps à des détails et pas assez à une vision globale et à la prospective. Les commissions, que nous avions mises en place pour préparer la réflexion du conseil d’administration et pour l’exécution de tâches spécifiques, sont pour beaucoup en sommeil. Trois seulement fonctionnent (excursions, publications et diffusion), auxquelles il faut ajouter le groupe travaillant sur les chapelles. Surtout, ces commissions avaient été créées non seulement pour répartir les conseillers entre diverses spécialités, mais aussi pour permettre à d’autres sociétaires de participer activement à la vie de la SAHM. À de rares exceptions près, l’objectif n’est pas atteint : l’ouverture recherchée, hors du conseil d’administration, est inaboutie.

De même, en dehors du cas des chapelles, les activités nouvelles, impliquant plus de membres, sont demeurées un vœu pieux. Nous ne parvenons pas à les concevoir et à les développer : peu d’initiation à la recherche, peu d’activités hors de Laval, etc.

Cela nous amène à la question suivante : avons-nous une véritable vie associative ? Constatons le rôle prépondérant que jouent les professionnels de l’histoire ou du patrimoine dans la SAHM : les professeurs d’histoire et surtout, aujourd’hui, les professionnels du patrimoine. Ils tiennent une place essentielle dans l’activité et dans les décisions, mais demandons-nous si les autres ont la possibilité – et le désir – de prendre en mains l’association.

Cela fait que l’activité de la SAHM repose sur un petit groupe de personnes. Peu de sociétaires participent à la vie de l’association en-dehors du versement de leur cotisation. Faut-il se contenter d’évoquer une crise du bénévolat ? La tendance au consumérisme ? Allons-nous devenir une société de service, vendant des conférences et des excursions ?

De même, les publications tiennent une place majeure dans l’énergie dépensée à l’intérieur de la SAHM. Ce qui est en cause, ce n’est pas leur développement et les améliorations que nous nous efforçons de leur apporter, mais bien, en regard, l’insuffisance d’autres activités. Allons-nous devenir une maison d’édition ?

Définissons des objectifs et des moyens à court terme

Le bilan que nous venons de parcourir montre que nous ne devons pas nous laisser bercer par le confort des habitudes, mais garder un œil critique sur notre mode de fonctionnement et faire évoluer notre association pour assurer son avenir. À l’intérieur des objectifs généraux déjà définis, il nous convient d’opérer un choix pour définir ceux qui seront prioritaires en 2006. Je vous en propose deux. Le premier, qui s’impose en raison de la fin du contrat initiative-emploi dont nous avons bénéficié, est de garantir la pérennité de notre secrétariat par des mesures d’ordre financier. Le second objectif est de favoriser la participation d’un plus grand nombre de sociétaires à la vie de l’association.

Pour atteindre ces objectifs, quatre moyens vous sont soumis :

1° – Faire effectuer une analyse critique de notre mode de fonctionnement et de notre budget pour identifier chaque poste d’activité, les recettes et les dépenses qu’il génère. C’est par ce moyen que nous pourrons réviser nos activités et leur financement, avec la préoccupation de faire systématiquement des économies et de dégager des recettes. L’une de nos sociétaires, Martine Bordeau, s’est portée volontaire pour lancer cette enquête et je l’en remercie chaleureusement.

2° – Étudier prioritairement, en conseil d’administration, le moyen de poursuivre une politique de projets, justifiant des aides ciblées de l’État et des collectivités, à l’image de ce qui se fait sur les chapelles. Nous bénéficions désormais de l’expérience acquise et de méthodes éprouvées. Cela signifie que nous devons chercher des thèmes, mais aussi, ce qui est plus dur, des chefs de projet.

3° – Créer autour du conseil d’administration un cercle de sociétaires pour développer la participation. Il s’agit d’une part de « conseillers techniques », spécialistes d’un domaine. Et il s’agit d’autre part de membres de l’association qui ne se reconnaissent pas une compétence particulière, mais qui acceptent de donner de leur temps et de leur énergie à des tâches tout aussi nécessaires à la vie de la SAHM : envois de courriers, distribution de revues près de chez eux ou dans un secteur de la Mayenne, mise à jour de la documentation au local de la rue Magenta. Nous ferons connaître les besoins par la voie du bulletin mensuel. Mais n’hésitez pas à faire les premiers pas et à venir offrir vos services, auprès de Sonia Dahech ou d’un membre du conseil d’administration.

4° – Enfin, renouveler une campagne d’adhésions comme nous l’avons fait, avec succès, dans le passé. La notoriété et la pérennité de notre association sont en jeu. Aussi, chacun d’entre vous doit se sentir responsable de l’avenir de la SAHM et acteur de son développement. C’est le premier domaine, le plus simple, à travers lequel peut se manifester notre volonté à tous que la SAHM ne devienne pas une société de service et qu’elle conserve les valeurs associatives.

Au cours du débat ouvert à l’issue de la présentation du rapport moral, la question est posée du lectorat visé par la revue La Mayenne, archéologie, histoire, entre grand public et spécialistes, de l’équilibre à tenir et de la manière de connaître les attentes du grand public. Il est également proposé qu’un effort soit renouvelé en direction des établissements scolaires, notamment en rendant compte des travaux qui peuvent y être menés. Pour cela, il faut des contacts. Un appel est lancé pour que des sociétaires connaissant le monde scolaire viennent travailler avec des membres du conseil d’administration.

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Assemblée générale du 16 décembre 2006

au théâtre municipal de Mayenne

Rapport moral
par Jacques Naveau, président

Après avoir rappelé les objectifs constants de la SAHM – contribuer à la connaissance de l’histoire et à la sauvegarde du patrimoine de la Mayenne – le président trace les grandes lignes de l’évolution voulue depuis plusieurs années : ouverture de l’association, participation d’un plus grand nombre de membres à son activité.

Les tendances récentes montrent un certain dynamisme, marqué notamment par le rajeunissement des cadres. Toutefois, l’activité continue à reposer sur un petit groupe de bénévoles. L’une des tendances les plus marquées est l’augmentation des charges, liée en particulier à la fin du contrat initiative-emploi qui nous aidait à financer le secrétariat de l’association jusqu’à cette année.

En constatant ces tendances, l’assemblée générale de décembre 2005 avait fixé plusieurs objectifs : assurer la pérennité du secrétariat en consolidant la situation financière de l’association, par la mise en place d’un budget analytique et par le développement d’une politique de projets justifiant des aides institutionnelles ; relance de l’activité des sociétaires ; campagne d’adhésions.

Les résultats de l’année écoulée sont contrastés. Deux projets peuvent être considérés comme des réussites : l’achèvement d’un manuel d’histoire de la Mayenne, demandé par le président du Conseil général, et le déroulement de l’opération « Sauvegarder les chapelles de la Mayenne ». Ces projets ont aussi permis d’avancer dans l’ouverture de la société, comme le montrent les réunions du projet chapelle, auxquelles participent des adhérents et des personnes extérieures.

Peuvent également être rangés au rang des réussites l’audit interne effectué par Martine Bordeau, qui apporte une clarté nouvelle sur notre fonctionnement, l’activité de certaines commissions (conférences et excursions, diffusion de la revue, communication), les parutions dans la presse, la vente d’ouvrages publiés par la S.A.H.M.

En revanche, la mise en œuvre du Dispositif Local d’Accompagnement (DLA), dont nous bénéficions en vue de l’établissement d’un budget analytique, n’a démarré que lentement et traîne par manque de disponibilité de notre part. Surtout, la campagne d’adhésions prévue en 2005 est un réel échec, puisque nos effectifs ont baissé de 11 membres pendant l’année.

Ces difficultés dictent les objectifs nouveaux proposés à l’assemblée générale pour l’année 2007. Le premier est d’accélérer le dispositif DLA, d’obtenir des bilans clairs de chaque activité de la S.A.H.M, d’établir de véritables prévisionnels budgétaires pour chaque action, d’aboutir au budget analytique recherché. Le second objectif est de développer les actions qui ne sont pas tournées uniquement vers les adhérents, mais vers l’ensemble du département et par lesquelles la S.A.H.M peut être considérée comme un partenaire efficace au service de la Mayenne. C’est par cela qu’elle pourra solliciter des aides auprès des institutions, en fondant ces aides sur un conventionnement et sur une obligation de résultats. L’une des applications pratiques sera d’élargir le projet « chapelles » à l’ensemble du « petit patrimoine », comme cela était prévu dès l’origine, dès que l’avancement des travaux le permettra. Mais il faudra aussi être capable de proposer à nos partenaires institutionnels d’autres actions utiles à la Mayenne, dans le domaine de l’histoire et du patrimoine.

Enfin, il est rappelé qu’une campagne d’adhésions reste absolument d’actualité, mais aussi qu’elle est l’affaire de tous les membres : l’expérience montre que, dans le domaine associatif, la meilleure communication est le bouche à oreille. À chaque adhérent de prendre ses responsabilités s’il veut assurer la pérennité de son association.

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