Assemblée générale

ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE : Samedi 28 janvier 2012
 
Rapport moral
« Entre rupture et continuité »

En ce jour d’assemblée générale, trois missions m’incombent au titre de président de notre association. La première est, vous en conviendrez, la plus aisée puisqu’elle consiste à vous adresser mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui débute. Les deux autres le sont en revanche moins. Il s’agit pour moi de vous exposer à la fois le rapport moral et le rapport d’orientation. Le premier d’entre eux, présenté ci-après, ouvrira notre présentation générale. Il sera l’occasion de faire le bilan de notre année passée. Le second viendra tout naturellement, au terme du bilan des activités et du rapport financier, clore notre présentation et sera suivi de l’élection de nos administrateurs. Il définira nos orientations souhaitées pour l’année 2012. Avant d’entamer mon propos, je souhaite et j’espère que ces rapports ainsi que l’ensemble notre présentation seront l’occasion d’échanger et de débattre.

Il me revient donc pour débuter cette assemblée générale de vous exposer mon rapport moral. Pour ce faire, il convient en premier lieu de rappeler les objectifs qui étaient les nôtres au début de l’année 2011 et que vous pouvez encore consulter à travers mon « bon mot » sur le site de la SAHM, rubrique « Association », article « Mot du président »). Il y a un an, au terme de son troisième mandat, Stéphane Hiland, conformément à nos statuts, cédait la présidence de notre association. Émaillé de nombreuses avancées, son bilan comprenait notamment l’avènement du publication annuelle tout en couleur et le déménagement de notre local au cœur du centre historique de Laval, 32 rue du Jeu de Paume.

À l’heure où j’avais le plaisir et l’honneur de lui succéder, j’avais avant tout à cœur de m’inscrire dans la continuité de mes prédécesseurs, qu’il s’agisse de Stéphane, de Jacques, de Monique ou encore de Dominique. À cet égard, j’émettais principalement le souhait de poursuivre cet effort répété qui vise depuis plusieurs années à ancrer toujours davantage notre association dans la modernité. Car, si la SAHM veut prétendre être en Mayenne le partenaire privilégié d’une société désireuse de mieux connaître son passé pour mieux écrire son avenir, elle doit d’abord s’inscrire dans le présent

Ce projet passait pour commencer par la reconnaissance et la revendication de notre pluralité. Société d’émulation lors de sa création en 1878, notre association a fait du partage et de la valorisation du savoir une priorité à l’occasion de sa refonte en 1979 sous le nom de « Société d’Archéologie et d’Histoire de la Mayenne ». C’est pourquoi, 130 ans après sa naissance, il était naturel que notre association soit capable, enfin, de mettre à profit la richesse de sa propre histoire. Il devenait notamment impérieux de réussir à s’adresser à un public le plus large possible. Auprès du grand public, notre obligation était de démontrer encore et toujours notre caractère associatif et convivial afin de rompre définitivement avec cette image «élitiste » héritée de notre genèse. Dans ce but, les excursions telles que les « randonnées-patrimoine » ou les ouvrages de vulgarisation comme « Les chansons de Noël » représentaient des exemples à suivre et même à développer. De la même manière, la SAHM devait démontrer au monde de la recherche qu’elle demeurent un interlocuteur crédible au sein de notre département, un relais capable d’encourager, d’accompagner et de valoriser la recherche. La création d’une revue électronique sur internet alimentée par des articles scientifiques et entièrement gratuite devait constituer une étape importante pour répondre à cet idéal.

Ce projet pouvait paraître ambitieux mais, en réalité, un seul « ingrédient » paraissait réellement manquer pour y parvenir : vous. Car, malheureusement, si ces orientations étaient séduisantes, elles n’étaient réalisables qu’à la condition que vous, nos adhérents, vous vous fassiez bénévoles. Or, trop rares étaient encore les membres de notre association à œuvrer au bon fonctionnement de la SAHM en mettant par exemple sous pli les bulletins mensuels ou en participant aux groupes de travail qui se réunissent au sein des commissions « Petit patrimoine », « Vie scolaire », « Comité de publication » ou « Excursion-Conférence ».

Un an après, quel bilan pouvons nous tirer de ces objectifs fixer en 2011 ?

Concernant une hausse de l’implication des adhérents dans la vie de notre association, force est de constater que le bilan est mitigé. Beaucoup de commissions demeurent, aujourd’hui encore, animées par nos seuls administrateurs. Ce constat est l’occasion pour moi de les remercier encore un peu plus de leur engagement sans lequel notre association ne pourrait pas remplir toutes ses missions. Mais cet état fait n’est pas normal et doit nous alarmer : à se reposer sur un groupe trop restreint de personnes, la SAHM se fragilise et n’est pas en mesure d’assurer sa pérennité. Heureusement, les signes encourageants existent. Certaines commissions font figure d’exemple à suivre. C’est notamment le cas des commissions « Petit patrimoine » et « Diffusions des publications » dont les activités ont rendu actifs de nombreux adhérents qui jusqu’alors ne l’étaient. Bien plus, elles génèrent de nouvelles adhésions.

L’autre objectif principal était d’assumer et d’afficher notre pluralité. Si l’année 2011 n’a pas été à la hauteur de nos espérances, force est de constater que les choses ont évolué très positivement. Certes, la revue électronique destinée à promouvoir notre mission d’émulation n’existe toujours pas mais son édition est imminente. Surtout, nos échanges avec le grand public sont toujours plus nombreux et de mieux en mieux adaptés. À ce titre, je souhaite une nouvelle fois rendre hommage à l’ensemble des personnes qui œuvrent au sein de la commission « Petit Patrimoine » et qui, au quotidien, affirment et renforcent notre caractère associatif.

En conclusion de ce rapport moral, alors qu’échecs et réussites contrastent et doivent faire l’objet d’échanges, nous devons tous, a minima, nous réjouir d’une qualité qui est la nôtre et qui, une fois encore, a animé nos actions cette année : une remise en cause permanente. Car seul cet état d’esprit nous permettra d’assurer notre futur.

Discours de Samuel Chollet du 28 janvier 2012

Rapport d’orientation
« la SAHM, une association pour tous »

Notre présentation générale achevée, il est temps désormais de définir nos orientations pour l’année 2012. A court et moyen terme, les défis qui nous attendent sont nombreux. Énumérés de manière collégiale lors de notre dernier conseil d’administration, ils peuvent être regroupés principalement 2 axes d’orientation.

Axe 1 : La SAHM, « une association pour tous »

La SAHM est riche d’une diversité que parfois même les adhérents ignorent. Cette richesse doit être valorisée et mise à profit.

Auprès du grand public, notre image n’a de cesse de s’améliorer depuis quelques années, notamment avec le travail effectué au quotidien par la commission « Petit Patrimoine », nous devons poursuivre nos efforts en la matière pour démontrer toujours un peu plus que la SAHM est une association conviviale et ouverte à tous. Notre image de société élitiste demeure tenace. Preuve en est, lors de notre excursion à Saint-Thomas de Courcerier, les participants non-adhérents ont été surpris par notre « accessibilité » : « Si nous avions su, nous serions venus plus nombreux ! ». De la même manière, lors de nos excursions à Ernée et Montoutier, nos interlocuteurs locaux ont manifestés leurs craintes d’être confrontés à des « gens trop pointus ».

Nous devons donc poursuivre nos efforts pour réduire le fossé qui existe entre la réalité et notre image de société élististe largement répandue. Pour ce faire, plusieurs projets vont être développés. Nous pouvons citer à titre d’exemple la journée de rencontre et de formation qui sera organisée à notre initiative et qui permettra aux différentes associations locales d’histoire et de patrimoine de se rencontrer et d’échanger.

À l’inverse, nous devons réaffirmer notre mission d’émulation auprès du monde de le recherche et de son lectorat. Pour ce faire, le lancement très prochainement d’une revue électronique nous permettra d’y parvenir en s’affranchissant notamment des contraintes qui étaient les nôtres depuis quelques années, à savoir notamment les coûts de publication et les problèmes de diffusion. En effet, cette publication n’étant pas imprimée et diffusée sur internet, elle ne constituera pas une charge financière pour l’association et jouira d’une grande visibilité (qui plus est sur le site des archives départementales).

Axe 2 : vers un nouveau type de financement

Pendant plusieurs années, le bon état des finances de la SAHM a été assuré à la fois par notre nombre important d’adhérents et par le soutien des collectivités locales. Aujourd’hui, alors que les adhésions s’érodent et que la rigueur s’imposent chez nos partenaires institutionnels, il convient de redéfinir notre mode de financement.

Cette mutation est primordiale. Si nos ressources financières nous permettent de mener à bien nos activités, elles nous offrent surtout la possibilité de financer un emploi. Il est nécessaire de rappeler que Sonia est plus qu’une assistante de gestion. Présente tous les matins dans nos locaux de la rue du Jeu de Paume, elle est un véritable lien pour notre association. Elle représente pour beaucoup le visage de la SAHM et un interlocuteur privilégié.

Pour relevé ce défi financier, plusieurs pistes seront explorées :

a- redéfinition du partenariat avec les collectivités territoriales

A l’image du manuel scolaire consacré à l’histoire de la Mayenne et réalisé en lien avec la Conseil général, du travail d’inventaire, d’étude et de valorisation des chapelles financé par la région ou encore de notre publication d’un manuscrit de chants de Noël conservé à la bibliothèque de Laval, nous devons poursuivre et développer notre logique de projet auprès des collectivités territoriales.

Notre but doit être de devenir un partenaire privilégié des collectivités dans le cadre de leur politique patrimoniale et d’être financé à ce titre. Si cet effort est constant depuis quelques années, il doit être poursuivi et amplifier. En marge des partenaires historiques cités ci-dessus, bien d’autres n’ont pas été jusqu’à présent sollicités.

b- relancer les adhésions

La diminution de l’engagement associatif est un phénomène sociétal qui ne se limite pas à la SAHM et au monde de la culture mais l’érosion de nos adhésions n’est pas une fatalité.

Chaque adhérent doit constituer le premier ambassadeur de notre association. Il doit à ce titre s’impliquer dans la promotion de la SAHM.

c- revoir nos dépenses

Si une révision de notre de financement s’impose, nous devons aussi parallèlement revoir nos dépenses. Plusieurs mesures concrètes ont déjà été prises en sens.

La plus importante d’entre elles est le changement de local. Ce dernier, situé rue du Jeu de Paume au cœur de l’intra muros lavallois, nous offre une localisation et une visibilité en adéquation avec notre statut d’association départementale à vocation patrimoniale. Toutefois, au regard des loyers pratiqués et de nos besoins en matière notamment de stockage, un déménagement s’impose. C’est pourquoi nous déménagerons très prochainement à Changé, pour un local au loyer moindre et de surface plus importante. À l’occasion de cette annonce je tiens au nom de la SAHM à remercier la municipalité de Changé et plus particulièrement Yves-Marie Belaud à l’origine de cette formidable opportunité.

Discours de Samuel Chollet du 28 janvier 2012

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