Décembre

Actualités : ça s’est passé récemment en Mayenne ou ailleurs

Rubrique proposée par Stéphane Hiland

Les chapelles funéraires du cimetière de Vaufleury à Laval :

Un patrimoine en péril

Les grandes allées du cimetière de Vaufleury sont bordées de chapelles funéraires rappelant la mémoire de familles nobles, fortunées ou d’ecclésiastiques qui y sont inhumés. Édifiées pour l’éternité entre 1887 (chapelle de la famille Le Segrétain du Patis) et 1915 (chapelle de la famille Léon Cherouvrier), elles adoptent les styles architecturaux, variés, du 19e siècle : néo-classique, néo-roman et néo-gothique, le style le plus répandu faisant écho à celui des églises paroissiales de l’époque. Seule la chapelle de la famille Élie Brillet bâtie autour de 1905 par l’architecte lavallois Louis Garnier, présente un étonnant plan trapézoïdal, presque art déco. La poignée de la porte d’entrée au décor naturaliste emprunte par contre au vocabulaire art nouveau.

En plus d’accueillir les dépouilles mortelles des membres des familles dont les noms sont gravés à tout jamais sur les façades, ces édicules constituent des lieux de recueillement intime, de véritables oratoires privés dont le mobilier liturgique qu’ils abritent invite à la prière. Bien que confiné, l’espace intérieur accueille des autels et des tabernacles, des statues ou des statuettes du Christ et de saints, des croix, des chandeliers, des vases, des prie-Dieu ou de simples chaises paillées. Comme dans les églises, les ouvertures sont dotées de verrières qui filtrent la lumière et contribuent à faire de ces chapelles des lieux protégés des regards extérieurs tout en y introduisant de la couleur. Les plus simples dessinent des croix, des bouquets de fleurs ou des motifs plus stéréotypés comme des feuillages stylisés enfermés dans des médaillons ou des quadrilobes.

D’autres sont illustrées des initiales des défunts parfois accompagnées d’une dédicace au contenu souvent patriotique (« Mort au champ d’honneur »). Les plus élaborées exploitent le thème alors en vogue de la Vierge immaculée ou reprennent ceux du Bon Pasteur et du Calvaire. Sur les quarante-deux chapelles funéraires que contient le cimetière, seules quinze d’entre elles ont conservé leurs verrières d’origine parmi lesquelles des vitraux signés Auguste Alleaume (chapelles des familles Derenne-Dudouet, Bouvier, Royer-Royer et Élie Brillet).

Généralement cassées, tachées et descellées, les verrières encore en place sont menacées de disparaître et ont donc fait l’objet d’un inventaire exhaustif. En effet, si vues de l’extérieur les chapelles paraissent en bon état du fait de la qualité de leur construction, il n’en est pas de même de l’intérieur dont la poussière et les gravats montrent qu’elles ne sont plus fréquentées par les familles et entretenues. Seule une déclaration d’abandon de la perpétuité émanant des héritiers du concessionnaire, une procédure longue et complexe, permettrait à la Ville de devenir propriétaire des édicules les plus ruinés, de les restaurer, voire de les réhabiliter. En un mot de leur redonner vie.

Sylvie GARNAVAULT

Chercheuse à l’Inventaire Général

 

La SAHM à l’honneur dans la presse spécialisée

Dans son numéro de décembre 2010, le mensuel « Archéologia »

souligne l’intérêt du travail réalisé

par le groupe inventaire du petit patrimoine de la SAHM.

On nous signale :

« A la recherche de Victorine Rosiau » par Rémy FOUCAULT, Revue l’Oribus n°79

Née à Laval en 1875, Victorine Rosiau s’est retrouvée avant la première guerre mondiale enseignante de français dans un lycée de jeunes filles aisées à Polotsk en Bielorussie. En dehors de quelques photos, on sait peu de choses sur le destin singulier de cette mayennaise. A son retour à Évron en 1920, elle ouvre un commerce de fourrures baptisé « A la sauvagine ».

« Maine découvertes » n°67 (Janvier-Février 2011)

Ce numéro inaugural de cette nouvelle année revient en détail sur les résultats de la fouille des Jacobins au Mans qui, outre les charniers vendéens précédemment évoqués dans notre bulletin mensuel, ont également permis de mettre au jour la structure d’un quartier gallo-romain situé entre l’amphithéâtre de Vindunum et un temple probablement situé sous la cathédrale actuelle. Y est également développée la nouvelle passion de Bertrand Boufflet, ancien photographe reconnu, qui redonne vie à l’emploi du sureau dans la gastronomie locale.

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