Septembre

La SAHM emménage dans de nouveaux locaux

Le samedi 25 septembre dernier au petit matin, un groupe de volontaires motivés s’est retrouvé sur le site du 69 rue Magenta pour procéder au déménagement de notre local. Au milieu des nombreux cartons et dans une atmosphère empoussiérée, nos bénévoles ont déployé l’énergie nécessaire au transfert du mobilier et –surtout- de nos importants stocks de publications vers le 32 rue du Jeu de Paume. Malgré l’effort physique, la bonne humeur était de mise dans la petite équipe qui, le devoir accompli, s’est séparée aux alentours de 21 heures non sans avoir partagé le verre de l’amitié. Que soient ici vivement remerciés, au nom de tous les adhérents de la SAHM, mesdames Poujade et de Sercey-Granger, ainsi que messieurs Béranger, Chollet, Dloussky, Hiland, Naveau, Lemarchant et Poulain pour leur investissement dans cette délicate opération. Vous pouvez dorénavant nous retrouver dans l’intra-muros lavallois au 32 rue du Jeu de Paume où notre assistante de gestion, Sonia Pouessel, se fera un plaisir de vous accueillir chaque matin du lundi au vendredi de 9h à 12h30.

Stéphane HILAND

Actualités : ça s’est passé récemment en Mayenne ou ailleurs…

Le château d’Erbrée à Fromentières classé monument historique

Construit en 1830, le château d’Erbrée, à Fromentières, vient d’être classé Monument historique par la Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire. Sont plus précisément concernés, les façades et toitures du logis, le bâtiment de communs abritant les écuries en totalité, le jardin potager avec ses murs, les chenils, poulailler et tourelles des commodités, l’abri sur poteaux de bois, les vestiges des communs de l’ancien château ainsi que certaines parcelles du parc. Situé à proximité de Château-Gontier, le château d’Erbrée appartient à la même famille depuis la fin des années 1930. Ses propriétaires y coulent des jours heureux depuis trente ans. C’est le second château – avec celui de Beaubigné – à être ainsi classé à Fromentières.

Source : Ouest-France, édition du 23 août 2010

Découverte d’un vaste ensemble cultuel à Neuville-sur-Sarthe

Une équipe d’archéologues de l’INRAP vient de mettre au jour un vaste ensemble cultuel datant de la période gallo-romaine, et plus précisément des trois premiers siècles de notre ère. Cette fouille est menée depuis juin 2010 dans le cadre de l’aménagement de la ZAC du Châpeau, à Neuville-sur-Sarthe. Sur près de deux hectares, ce sanctuaire antique est composé de plusieurs temples (fana) de formes variées – quadrangulaires, polygonales, circulaires – et de dimensions différentes qui sont reliés entre eux par des axes de circulation (chemins et galeries).

Un vaste complexe religieux

Le complexe cultuel de Neuville-sur-Sarthe est divisé en trois zones :   à l’ouest, une vaste enceinte quadrangulaire (60 x 40 m) ceint un fanum, temple gallo-romain dans la tradition des temples celtiques qui se sont ensuite monumentalisés. La construction de ce type d’édifice, généralement de plan carré, se caractérise par une pièce centrale dédiée aux divinités, la cella, entourée d’une galerie périphérique où déambulaient les fidèles. Ce fanum principal est un vaste temple de 15 x 15 m. Les quelques fragments d’architecture découverts font penser qu’il s’agit d’un bâtiment de style corinthien aux murs recouverts d’enduit peint. Il est complété de cinq édicules ou « chapelles annexes », de plans carrés ou octogonaux. Une large enceinte ou temenos, constituée de murs maçonnés, délimite cet espace sacré. Un mobilier archéologique abondant, datant du Ier siècle de notre ère, y a été découvert. La zone sud est incomplète et présente un grand fanum de plan circulaire de 12 mètres de diamètre. À ses côtés se situe un temple annexe, plus petit et de plan carré. Une des particularités de ce fanum, outre son plan circulaire, est de présenter une entrée dirigée vers le nord ; contrairement à la plupart des temples dont l’entrée est tournée vers l’est. De nombreux trous de poteaux à proximité permettent d’envisager la présence d’une pergola d’une cinquantaine de mètres de long magnifiant l’entrée du temple. Le mobilier, plus tardif que le précédent (IIe et IIIe siècles de notre ère) est aussi moins abondant. Dans la zone nord, un vaste bâtiment de plan en E (8 x 8 m.) est situé dans l’exact prolongement de l’entrée du fanum principal de la zone ouest. Outre une fonction d’accueil et d’orientation des pèlerins, il servait aussi probablement de logement pour les gardiens ou de lieu de vente d’objets qui devaient ensuite être offerts aux divinités.

Un mobilier riche et diversifié

Les nombreuses offrandes découvertes témoignent de l’importance de ce sanctuaire, lieu de pèlerinage régional situé à quelques kilomètres de la ville antique du Mans. Un riche mobilier du Ier siècle a été mis au jour : nombreuses monnaies et fragments de céramiques romaines, fibules, couteaux, clefs, ainsi que plusieurs offrandes en fer dont un remarquable poignard militaire. Une bague en or incrustée d’une intaille (pierre semi-précieuse de teinte verte) constitue l’un des objets exceptionnels découverts sur le site. Si aucune dédicace à un dieu en particulier n’a été révélée, la présence d’ex-voto ophtalmiques permet d’envisager le culte à un dieu guérisseur. La richesse du mobilier, la complexité des plans des structures (et notamment le vaste fanum circulaire dont seulement trois ou quatre exemples comparables ont été fouillés en France) offrent aux archéologues de l’INRAP des perspectives de recherche inédites touchant à la fois aux domaines de l’archéologie, de l’histoire de l’art et des religions. Ce site va certainement marquer l’archéologie régionale des Pays-de-la-Loire pour de nombreuses années.

Sources : www.inrap.fr

 

Zoom sur

Un pilote australien inhumé au cimetière de Sainte-Gemmes-le-Robert

L’un de nos adhérents nous fait part d’une intéressante petite étude menée à propos d’une tombe datant de la Seconde Guerre Mondiale située dans le cimetière communal de Sainte-Gemmes-le-Robert :

Joseph John FLETCHER est né le 25 octobre 1916 à Jundah (Queensland) en Australie, il est le fils d’Archie et Annie FLETCHER. Avant guerre il épouse Grace FLETCHER et est papa d’un petit Norman. Il s’engage à Brisbane en Australie et est incorporé sous le matricule 414668 au 463ème Squadron de la RAAF. Pendant la guerre, J.J. FLETCHER est Officier Pilote d’un Bombardier Lancaster III B1/B3, le n° de série du Lancaster est DV 229, son signal d’appel radio est « JO – P » (le « petit » nom de l’avion : “Old Fred the Fox”). Le 11 juin 1944, J.J. FLETCHER et son équipage reçoivent l’ordre d’aller bombarder un dépôt ferroviaire d’Orléans. Lui et son équipage décollent de WADDINGTON à 21h30 le 10 juin 1944. Pourtant fort de déjà 6 missions accomplies tels les bombardements de Nantes, Argentan et Rennes, notamment, Il est abattu au dessus de la commune de Ste Gemmes le Robert en Mayenne le 11 juin 1944. Suivant une copie des rapports de missions, de la RAAF, J.J. FLETCHER donne l’ordre à ses hommes de sauter en parachute à environ 3 – 4000 pieds. Ce qu’ils réussiront tous à faire sauf lui. J.J. FLETCHER meurt dans le crash de son avion le 11 juin 1944. Quatre membres d’équipage sont fait prisonniers immédiatement et sont envoyés au Luftstalag 7- VIII à Hammelburg, mais les deux autres arrivent à s’évader et tenteront de rejoindre la résistance avant d’être repris par les Allemands. J.J. FLETCHER a été inhumé au cimetière communal de Ste GEMMES le ROBERT où il repose toujours.

Mickaël HUCHELOUP

Dans la rubrique « Liens » : La lettre du C.I.A.P. de Sainte-Suzanne du mois d’octobre

Un site sur la capitale gallo-romaine des Arvernes : Augustonemetum : www.augustonemetum.fr

La SAHM signale la sortie du N° 79 de L’Oribus, au sommaire :

– Evron : à la recherche de Victorine Rosiau

-Une revue syndicale à l’usine Thomson

-Le chavalier de la Broise : l’expédition espagnole

– Laval, Lep Buron : Ubu par les terminales ROC/SM

– 1870-1871 : les mobilisés de la Mayenne (3 ème partie)

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