Décembre

Actualités : ça se passe en Mayenne ou ailleurs

Rubrique proposée par Stéphane Hiland et complétée par Bertrand Béranger

 

On nous signale :

A voir le site consacré au Centenaire 14-18 : les archives départementales de la Mayenne dans la rubrique « Trésors d’archives »

6 décembre à 20 h 00, Hôtel de Ville, entrée libre et gratuite: une conférence sur les grands travaux à Laval de 1760 à 1860

A l’occasion de la sortie de son n° 88, L’Oribus organise une conférence intitulée « Ces routes qui changèrent la ville ». Cette conférence de Jocelyne Dloussky sera l’occasion d’aborder les grands travaux de 1760 à 1860. De l’aménagement de la nouvelle route Paris-Brest avec le Pont-Neuf et la Place de la Mairie, jusqu’à la construction du chemin de fer, en passant par la canalisation de la rivière Mayenne, Laval a connu à cette période, des bouleversements qui ont modifié profondément son visage.

 
 
Le règne de l’empereur Probus (276-282 ap. JC) – Histoire et Numismatique

Stéphane Hiland, notre vice-président, vient de publier aux éditions Monetae III, la synthèse d’une recherche consacrée à l’empereur romain Probus (276-282 ap. JC). Successeur d’Aurélien, celui-ci poursuit l’action de sécurisation des frontières et contribue à la sauvegarde d’un empire mis à mal par les premiers grands assauts barbares. Dans une période marquée par les troubles politiques, durant laquelle les légions romaines font et défont les empereurs, Probus appuie sa légitimité sur le monnayage alors utilisé comme outil de propagande. La richesse iconographique développée sur les monnaies frappées durant son règne en fait un sujet d’étude qui contribue par ailleurs, en parallèle des données archéologiques et épigraphiques, à mieux cerner l’histoire de la seconde moitié du 3ème siècle, époque trop souvent décriée… Articulé en 3 parties offrant des entrées historiques pour le grand public et numismatiques pour le chercheur ou le collectionneur, l’ouvrage illustré par près de 800 monnaies provenant de grandes collections privées, permet de faire le point des connaissances actuelles et de renouveler le discours établi par l’étude de Karl Pink, datée de 1949…

En vente au prix de 37 euros sur Internet sur le site lulu.com

La naissance d’une nouvelle revue : Sciences etc…

Le Musée des Sciences possède de très importantes collections scientifiques d’intérêt local, national et même international. Afin de mieux les faire connaître auprès du grand public, mais aussi de la communauté scientifique et enseignante, le Musée des Sciences publie, à partir de septembre 2013, ses annales, appelées « Sciences etc ». Cette revue a vocation à populariser les collections au moyen d’articles et d’éclairages sur les objets de sciences naturelles et techniques présents dans ses réserves. « Sciences etc » porte une double ambition scientifique et pédagogique : constituer une ressource en articles de fond sur les collections du musée ainsi qu’un outil à destination des enseignants et animateurs du domaine scientifique. Cette revue d’une centaine de pages est élaborée par le Service des musées de Laval et est en vente au prix de 8 euros.

« Présence du Haut-Anjou » est heureuse de vous présenter le nouveau volume de Graines d’Histoire en Haut-Anjou – édition 2013.

Pierrette Boiteau revient sur la Libération de Segré.

Michèle Cognard retrace l’histoire du château de la Haute-Roche.

Raymond Delavigne revient sur l’histoire du pain en Haut-Anjou grâce au témoignage d’un ouvrier meunier.

Evelyne Ernoul relate l’émouvant parcours d’un « paysan artilleur » de Laigné à travers la Seconde Guerre Mondiale. Ensuite, elle étudie l’histoire de l’assèchement des étangs du Haut-Anjou initié lors de la Révolution. Enfin, elle décrit la curieuse « vente des morts » à Nyoiseau.

Georges Fouassier grâce à des documents inédits dresse plusieurs biographies : celles du général Lemonnier et du chanteur lyrique Rousseau-Lagrave. Il revient ensuite sur le bombardement de l’église Saint-Jean de Château-Gontier. Enfin, il nous dévoile une affaire de mœurs à Ménil au 18ème siècle.

Christian Galvez présente le combat de Chasnay (1832) à travers un livre du chanoine Raimond.

Pierre Joufflineau propose de mieux connaître son club de football : le FC La Selle-Craonnaise.

Jean-Pierre Legourgeois présente des « Chroniques segréennes » des années 1903-1906 dans sa commune, en pleine période de séparation des Eglises et de l’Etat.

Christian Léridon évoque la vie et la carrière politique du député et maire d’Angers M. d’Houlières.

Agnès Morenne a choisi de partir à la rencontre de deux Mayennais maires de la ville de Lorient : Louis Nail, originaire de Château-Gontier, et Norbert Métairie.

Bruno Poirier présente deux personnages (l’abbé Bouttier, curé de Méral, et Mme de la Charie, maire de Châtelain). Ensuite, il vous plonge dans la paroisse Saint-Rémi de Château-Gontier aux 17ème et 18ème siècle. Enfin, il relève les faits marquants de l’année 1963 dans le canton du Lion-d’Angers.

Marcel Samson retrace les fonctions successives des Promenades de la ville de Château-Gontier au cours des siècles.

Nantes, la grâce d’une cathédrale

En novembre dernier, est paru le somptueux livre Nantes, la grâce d’une cathédrale, neuvième volume de la prestigieuse collection de livres d’art « la grâce d’une cathédrale » éditée par La Nuée Bleue. Il paraît à l’occasion de la fin des travaux de restauration de la façade et du choeur de l’édifice. Cette collection propose une approche scientifique accessible à un large public. Chacune de ces publications est structurée en 3 parties : l’histoire du chantier, la description exhaustive du bâtiment et la vie de la cathédrale à travers les siècles (histoire religieuse, politique, symbolique.). C’est un gros ouvrage de près de 500 pages, magnifiquement illustré de 600 photos. Chaque volume est rédigé par une trentaine de spécialistes. Dominique Eraud, bien connu de nous tous et qui nous a malheureusement quittés, est l’auteur, dans la première partie, du chapitre intitulé la cathédrale romane, IXe –XIIIe siècles. Il s’agit là de son dernier écrit sur lequel, malgré la maladie, il a travaillé avec enthousiasme.

« Nantes, la grâce d’une cathédrale » édition La Nuée Bleue, 85 euros

Entendu sur Radio Bleue Mayenne. Jacques Naveau avec Mme d’Ambrières, la journaliste de France Bleue Mayenne qui s’occupe des émissions courtes sur le patrimoine, a fait plusieurs interventions pour promouvoir nos publications sur le guide de la Mayenne et sur les Noëls mayennais. Cette journaliste fait intervenir chaque jour quelqu’un sur le patrimoine pendant 4-5 mn dans son émission “Les après-midi de France-Bleue Mayenne” (à partir de 13h30, du lundi au vendredi). On retrouvera les Noëls courant décembre.

Et sur Radio Fidélité Mayenne, d’autres émissions plus longues ont été enregistrées pour promouvoir le guide sur la Mayenne. Vous pourrez retrouver ces enregistrements soit dans la rubrique « Patrimoine / A la radio », soit dans la rubrique « Association » au fur et à mesure de leur parution.

 

Exposition « Place des Archives »

Exposition présentée aux Archives départementales du 15 septembre 2013 au 28 février 2014 – Entrée libre.

A l’occasion des 20 ans du bâtiment des Archives et de sa labellisation comme monument emblématique du patrimoine du XXe siècle, « Place des Archives » vous invite à porter un autre regard sur le « serre-papiers » départemental et sur le travail qui s’y réalise chaque jour pour protéger et faire connaître ses incroyables richesses.

À l’extérieur, sur les grilles d’enceinte, 35 photographies se proposent de dépasser les clichés habituellement associés aux vieux papiers, aux endroits qui les abritent et à ceux qui en ont la garde.

La découverte se poursuit à l’intérieur avec une évocation de l’histoire du bâtiment, du premier « palais » à l’édifice actuel : peintures, photographies, plans et maquette retracent les évolutions architecturales de cette grande maison.

L’occasion, peut-être, de voir les Archives comme vous ne les avez jamais vues… Dehors, dedans, sur place et… sur la Place des Archives !  

En savoir plus 

 

Actualités :

Sur les rails de l’Histoire : actualités archéologiques autour du chantier de la LGV

En attendant l’ouverture en février prochain , au musée archéologique de Jublains, d’une exposition dédiée aux travaux de fouilles réalisés en Mayenne sur le tracé de la LGV, voici une courte synthèse des principales découvertes réalisées par les techniciens de l’INRAP.

Pour mémoire, le tracé de la ligne à grande vitesse Le Mans – Rennes comprend 182 kilomètres de section courante auxquels il faut ajouter les 36 kilomètres liés au raccordement de Sablé et Laval. De novembre 2009 à juillet 2013, 1165 hectares de terrain ont été diagnostiqués et 74 hectares fouillés. Plus de 160 sites ou indices de sites ont été recensés et parmi eux 39 ont fait l’objet d’une fouille archéologique.

A Bonchamp-les-Laval, une ferme gauloise et une villa gallo-romaine

Sur le site du Grand Coudray, a été repéré un établissement agricole gaulois dont les traces les plus anciennes remontent au 2ème siècle avant J-C. Un vaste enclos protégé par un fossé est alors desservi par un chemin suivi sur 150 mètres de long par les archéologues. Dans la seconde moitié du 1er avant J-C, le site connaît d’importantes transformations matérialisées par la construction de 16 bâtiments repérés sous la forme de trous de poteaux (voir restitution ci-contre par M. Brunet). On peut y voir des bâtiments d’habitations doublés de greniers. Ce vaste établissement à vocation agricole n’a cependant livré que peu de mobilier archéologique à l’exception de quelques tessons et d’un fragment de vase en lignite. Au nord de cette même zone de fouille, la construction de murs, après la conquête romaine, laisse à penser au remodelage architectural du site et à l’organisation d’une pars rustica séparée d’une maison de maître. La fouille du Grand Coudray a pu mettre en évidence l’évolution d’un établissement indigène vers une ferme puis une villa gallo-romaine d’une surface imposante estimée à 8.500m2.

A La Cropte, une ferme gauloise et un établissement gallo-romain

La fouille préventive réalisée au lieu-dit la Petite Coyère a permis l’étude d’une surface de 18.600m2. Des vestiges fossoyés ont mis en évidence l’existence durant la Tène moyenne d’un établissement à vocation agricole gaulois, dont trois greniers mal conservés et quelques alignements de trous de poteaux délimitant sans doute une clôture. Plus à l’est, le développement d’un site plus important est attesté entre la seconde moitié du 1er siècle après J-C et la fin du 2ème siècle après J-C. La découverte d’importants lots de céramiques en sigilée ou en terra nigra ainsi que des fragments d’amphores et de verre atteste d’une occupation domestique dense à l’époque du Haut-Empire. Des fossés et des trous de poteaux matérialisent par ailleurs un habitat et des greniers posés sur pilotis.

A Saint-Denis-du-Maine, des enclos gaulois et un sanctuaire gallo-romain

L’occupation du site de La Grillère débute au 3ème siècle avant J-C. Les archéologues ont relevé une série d’enclos concentriques associés à des bâtiments sur poteaux jouant vraisemblablement le rôle de greniers. A cette vocation agricole et pastorale, le site a également révélé, par la biais de scories, des indices d’une activité artisanale liée à la métallurgie. La découverte la plus importante demeure néanmoins celle d’un sanctuaire gallo-romain adoptant la forme quadrangulaire d’un fanum de 54 mètres de côté (voir restitution ci-contre par M. Brunet) . Délimité par des fossés et présentant une entrée orientée à l’est, ce lieu de culte semble avoir été occupé jusqu’au 3ème siècle après J-C, avant de voir ces matériaux de construction récupérés dès le siècle suivant.

L’ensemble de ces découvertes atteste à la fois d’une occupation agricole dense à l’époque gauloise ainsi que du dynamisme de ces mêmes espaces situés au sud-est de Jublains, capitale de cité des Aulerques Diablintes, avant un déclin progressif à partir du Bas-Empire.

Stéphane HILAND

 

 
Du côté des Musées

 

« Promenons-nous dans les bois » » Jusqu’au 31 mars 2014 / Entrée du CIAP

Bois et forêts font partie des richesses naturelles du Pays d’art et d’histoire Coëvrons-Mayenne mais restent cependant assez méconnus du public. L’utilisation de leurs ressources a pourtant façonné de façon originale et remarquable le paysage de ce territoire. Cette nouvelle exposition temporaire s’attache à présenter et à expliquer ces milieux par le biais de différentes approches (historique, naturaliste, économique), de sources variées et renouvelées, qui permettront aux visiteurs de poser un regard neuf sur les forêts du Pays d’art et d’histoire.

 

Le château de Sainte-Suzanne est fermé du dimanche 15 décembre 2013 jusqu’au dimanche 5 janvier 2014 inclus. À partir du lundi 6 janvier 2014, la cour du château ouvre à nouveau au public du lundi au vendredi (fermée le week-end).Pour en savoir plus : http://www.chateaudesaintesuzanne.fr

 

 

Une nouvelle animation familiale créée pour la fin de l’année! : Du 14 au 31 décembre : L’affaire de la Tour interdite

Un terrible meurtre a eu lieu au château : la princesse Ermeline a été tuée! Vite! Les sénéchaux doivent intervenir afin de démasquer le coupable. Portait-il un chapeau? Des lunettes? Une moustache? Pour le savoir, venez rencontrer les indics qui vivent au château… Ils auront certainement de précieux renseignements à vous donner. 

Le musée du Château sera fermé en janvier aux individuels.  

Pour en savoir plus : http://www.museeduchateaudemayenne.fr 

 

 

TRAVAUX DE L’ACCUEIL DU MUSÉE

16 septembre 2013 – 1er février 2014 / Entrée gratuite pour tous

Durant tout l’automne, l’accueil du musée sera en travaux. Une nouvelle boutique, une salle audiovisuelle plus confortable, un accueil plus convivial… Les visiteurs découvriront, en février 2014, un musée plus accueillant et un espace boutique mieux défini. D’ici là, l’entrée du musée se fera du côté de la forteresse. L’accès au monument et au musée sera gratuit pendant toute la période des travaux. Profitez-en pour venir découvrir ou redécouvrir ce site exceptionnel !

Le musée, les thermes et la forteresse seront fermés du 15 décembre au 31 janvier.  

Pour en savoir plus : http://www.museedejublains.fr/

 

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