L’inventaire

L’inventaire des chapelles

chapelle  ND de Doucé Jublains
Chapelle de Mariette
Chapelle de Montaigu
Chapelle N D de la Valée La Haie Traversaine

Les chapelles sont à peu près au nombre de 1000, parmi lesquelles la moitié sont situées dans des châteaux dont un certain nombre constituent des exploitations agricoles. De nombreuses chapelles sont ou vont devenir des patrimoines communaux, notamment lorsque sont réalisées des restructurations foncières en périphéries des villes et des bourgs. La plupart sont en zones rurales et sont sises sur des terres agricoles, le plus souvent en bordure d’une voirie. Les propriétaires sont dans de nombreux cas des exploitants ou des personnes qui ont quitté le siège de l’exploitation.

Les chapelles sont des monuments religieux qui appartiennent au patrimoine culturel. Elles peuvent être entretenues ou abandonnées, faire parfois l’objet d’un culte. Le plus souvent, elles constituent des objets de mémoire de la société rurale. Par leur nombre, leur histoire fondatrice ou accessoires des paroisses et de lieux habités et aménagés, leur contribution aux cultes et croyances, leur maillage du milieu rural et leur insertion dans l’espace, leur richesse immobilière –très variable il est vrai – (architectures du XIIe siècle au XXe siècle) et immobilière (existence de retables, terres cuites, statuaires, épigraphies, objets cultuels, dans de rares cas, des peintures murales…) elles constituent un bien collectif qui s’intègre parfaitement dans une politique de développement territorial.

Rares sont les chapelles qui ont fait l’objet de classement. Elles sont en conséquence menacées de disparition par l’injure du temps et elles sont dans tous les cas peu connues du grand public. Malgré cela, elles suscitent sur les « pays » un regain d’intérêt du fait des politiques territoriales et de nouvelles répartitions de compétences, notamment dans le domaine touristique. Lorsque l’on interroge les habitants ou des propriétaires à l’échelon communal, elles font l’objet d’un intérêt manifeste et constitue un instrument de la mémoire collective. Pour autant, les propriétaires ou les habitants sont le plus souvent désarmés devant les problèmes posés par des restaurations, réhabilitations, parfois un simple entretien, mais aussi ceux posés par leur accès, leur protection (notamment le vol d’objets) et l’information aux visiteurs. Ceux-ci s’interrogent fréquemment sur leur origine et leur histoire, donc sur des sources historiques fiables et des travaux de recherche synthétisés. Ils hésitent aussi trop souvent à collecter et raconter ce qu’ils savent de leur propre famille ou ce qui a été transmis par les plus anciens. Elles ont en conséquence pour la plupart une valeur ethnologique de par leurs fonctions publiques ou semi-publiques bien qu’étant un bien privé. Elles enrichissent la mémoire rurale, répondent pour partie à une quête du sens et constitue un outil d’échanges pour les visiteurs et touristes dans une stratégie plus globale du développement rural avec les agriculteurs, les élus et des professionnels.

 

St Martin à Laval

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