Port-Brillet

Port-Brillet

La Madeleine du Plessis-Milcent
Alain Guéguen a donné quelques commentaires sur l’église paroissiale.

L’église Ste Marie-Madeleine de Port-Brillet (anciennement Portu Sononiae : nommé ainsi à cause du bois de Sône), a été bâtie dans les landes de Boisard. Elle a été consacrée le 5 octobre 1846.

Dans cet édifice, parfaitement entretenu, on remarque des éléments en fer forgé (escalier et balustrade de la tribune ..), les vitraux et le statuaire dû au sculpteur Gruer de Solesmes. L’autel en marbre rouge, incrusté de marbre noir, porte ces mots qui indiquent sa provenance : « Jean-Baptiste Despré, curé de Poillé, m’a fait faire l’an 1762 ». Les quatre cloches mériteraient une étude approfondie qui pourrait également donner lieu à des recherches sur les cloches disparues des chapelles évoquées ci-dessous.

Le groupe s’est ensuite rendu à la chapelle des Forgerons puis à celle du Plessis-Milcent.

La chapelle ND de Liesse dite des Forgerons, située à l’extrémité de la digue de l’étang de Port-Brillet fut construite en vertu des dispositions testamentaires de Nicolas Lemaçon, du 5 avril 1634 : «Je veux que l’on bâtisse une chapelle à la commodité des forges, afin que mes enfants et leurs ouvriers puissent assister à la messe. »

« La chapelle a double pignon, à portes et fenêtres cintrées, fut sans doute bâtie sans retard, puisque le nom du fondateur et celui de sa femme, Elisabeth Moland, sont gravés sur la cloche, mais la dotation en forme ne se fit par Jeanne Martin, veuve du fils de Nicolas Lemaçon, que le 2 octobre 1667. Le décret est daté du 6 octobre. Les comtes de Laval eurent dans la suite le patronage de la chapelle et la charge de l’entretenir. Les chapelains avaient leur maison, composée de deux salles et deux chambres à proximité, au-delà des Bourbiers ».

La chapelle, délabrée, est transformée magasin à charbon après la Révolution puis on en a fait une maison d’habitation.

« Une cloche portant le nom et les armes de François de Laval avec la date 1548, et l’écusson du même prélat encastré au pignon de la chapelle  (écu sommé d’une croix, accosté à dextre d’une mitre et à sénestre d’un casque taré de profil à sénestre, écartelé, au 1 de France, au 2 de Laval, 3 de Laval chargé d’une bande brochante, au 4 de Bourbon et, brochant le tout, de gueules au lion d’or, qui est de Vitré), on fait croire que la construction était due à l’évêque de Dol, prieur de Ste Catherine de Laval et d’Olivet . Ces objets ont été apportés d’ailleurs, probablement de la chapelle priorale d’Olivet, délaissée dès longtemps ».

La chapelle de la Madeleine du Plessis-Milcent se trouve le long de la voie ferrée, au 18 rue de l’Orrière.

Guy IV, de Laval avait fait construire au centre de ses forêts de la Gravelle, de Misedon et de Frageu, une chapelle de la Madeleine, dite du Plessis-Milcent. Il la donna aux religieux de la Roê qui possédaient dans la région le bénéfice de St Isle et la chapelle de la Trinité de Clivoy. Après sa mort, son fils Guy V, du consentement de sa mère Emma, et de Gervais son oncle, ratifia ce don.

La chapelle qui avait deux portes, 11 mètres de long sur 6 de large, fut, en 1768, rallongée à l’Ouest, de 7 mètres, aux frais des habitants qui s’engageaient à l’entretenir et même à la remettre dans son état primitif si par suite de la disparition des forges, la population se trouvait réduite, et surtout de ne jamais demander son érection en église paroissiale. En l’an XII, le maire écrit que la chapelle est située au milieu de son petit cimetière que l’on ne peut aliéner tant qu’on fera l’office dans la chapelle.

Remplacée par une église plus centrale, la chapelle fut rasée par les travaux de la ligne de chemin de fer de Paris à Brest en 1854. Une cloche serait dans le clocher de l’église paroissiale.

La petite chapelle actuelle et la statue en pierre de Marie-Madeleine en conservent le souvenir. Il est toutefois regrettable que la statue ne soit pas mise en valeur par un éclairage discret.

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