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Les derniers articles de notre revue en ligne La Mayenne, archéologie, histoire pour l’année 2017 sont à votre disposition :

  • Craon ou le haras éphémère (1773-1816), par Valérie Chapeau (ancienne adjointe du directeur du Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine du château de Sainte-Suzanne) – Dans les dernières décennies du 18e siècle, le marquis de la Forest-d’Armaillé, propriétaire du château de Craon, décide de fonder sur ses terres un haras. Cet établissement, réputé prospère, a été démantelé sous la Révolution. Ses bâtiments ont toutefois servi à l’implantation d’un dépôt d’étalons, sous l’Empire, entre 1806 et 1816. Ce haras privé et ce dépôt sont à l’origine d’une tradition toujours vivante d’élevage de qualité dans le Sud-Mayenne, spécialisé dans les chevaux de demi-sang.
  • Le cheval objet de toutes les attentions et contestations sous la Restauration (1816-1830), par Valérie Chapeau. – Après la fermeture du Dépôt d’Étalons de Craon, les destinées de la reproduction et de la production chevaline mayennaises ont été placées sous la responsabilité du Dépôt d’Étalons d’Angers. Malheureusement, les reproducteurs mis à disposition ne trouvent pas grâce auprès des cultivateurs de l’arrondissement de Laval et de Mayenne. L’amélioration des sols et de la production agricole n’ont pas encore commencé. Ce retard n’aide pas à améliorer la qualité des chevaux. Les concours institués par l’État et organisés par le Conseil général mobilisent davantage les riches propriétaires terriens que les cultivateurs, surtout quand l’État décide de faire entrer la Mayenne dans la catégorie des « pays naisseurs ». Les autorités locales plaideront en pure perte pour une situation mixte, où les « naisseurs » sont à égalité avec les « éleveurs ». Le sud de la Mayenne, quant à lui, creuse son avance en matière d’élevage équin sur le reste du département.
  • « La Poterie » à Ruillé-le-Gravelais, occupations néolithiques sur le tracé LGV Le Mans-Rennes, par Xavier Hénaff, Valérie Deloze, Philippe Forré et Véronique Guitton. – Cette opération de fouille menée sur la commune de Ruillé-le-Gravelais (Mayenne) a été motivée par l’aménagement de la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes. Le site révèle, sur une surface de 2,3 ha, des occupations successives comprises entre la fin du 5e millénaire avant J.-C. et le premier siècle de notre ère. L’objet de cet article est la phase la plus ancienne qui se caractérise par des structures dispersées sur l’ensemble de la surface décapée, datées de la fin du Néolithique moyen.
  • Pour clôturer le volume 2017, notre revue La Mayenne, archéologie, histoire vient de recevoir un nouvel article, fruit d’une longue recherche menée par des membres de la SAHM en collaboration avec l’association Châtillon Patrimoine et avec l’aide du service du Patrimoine du Conseil départemental :
    Gervais Barré, Nicolas Foisneau et Jacques Naveau : Hypothèses chronologiques sur l’église de Châtillon-sur-Colmont.
    Au premier abord l’église de Châtillon-sur-Colmont, édifice fortement marqué par l’existence de pas moins de six chapelles latérales, présente un aspect dominant qui résulte des apports des 16e et 17e siècles. Toutefois l’analyse du bâti montre la conservation partielle d’un état antérieur qui est celui d’une église à transept d’origine romane. L’intérêt de son étude est de montrer comment l’étude dendrochronologique des charpentes permet de corriger les conclusions que l’on pourrait tirer de la simple observation de leur morphologie et de celle de l’architecture. Il en résulte la mise en évidence de treize phases principales de travaux, témoignages de la complexité que peut atteindre un édifice rural.

Rappelons que l’on peut lire, télécharger ou imprimer librement les articles de La Mayenne, archéologie, histoire de deux façons :

  • par le site Internet de la SAHM : sahm53.fr (onglet « Revue en ligne ») ;
  • par le site des Archives départementales (lamayenne.fr/fr/Archives53/Archives-en-ligne), onglet « Textes en ligne » puis « La Mayenne, archéologie, histoire ».
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